Le modèle traditionnel de pensée en neuroscience
Pendant des décennies, les plus grands spécialistes du cerveau ont enseigné qu'une fois l'âge adulte atteint, le cerveau se « figeait » de sorte qu'il était impossible d'améliorer son fonctionnement.
Selon cette conception erronée et dépassée, chaque région du cerveau se spécialisait vers la fin de l'adolescence pour n'accomplir qu'une seule et unique tâche. Selon cette théorie, la carte du cerveau était dessinée dans une encre indélébile et chaque fonction était précisément localisable et figée dans un endroit précis.
Cette conception pessimiste du cerveau adulte avait de profondes implications: |
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- Les possibilités de récupération d'un adulte ayant souffert de lésions cérébrales : Quasi nulles!
- Notre capacité de lutter contre le déclin cognitif et les pertes de mémoire associés à l'âge : Aucune!
- La capacité de modifier son cerveau pour en accroître la performance ou pour développer de nouvelles habiletés : Limitée, voire impossible!
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En somme, les neurones d'un adulte possédaient principalement la capacité de perdre de l'efficacité et de dégénérer, en raison de la mort graduelle de nos cellules. Le déclin des fonctions cérébrales était inévitable et irréversible.
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Le modèle actuel du cerveau : neuroplasticité et réserve cognitive
Au cours des dernières années, de nombreuses expériences réalisées dans le domaine des neurosciences et de la neuropsychologie ont démontré que le cerveau est tout aussi malléable à 12 ans, qu'à 50 ans ou même à 70 ans.
En 2004, des chercheurs suédois ont publié dans la prestigieuse revue Nature Neuroscience une étude démontrant que l'entraînement du cerveau change l'anatomie et l'activité du cerveau. Des volontaires, soumis à un programme d'entraînement de la mémoire pendant cinq semaines, ont vu leur mémoire s'améliorer de manière importante. Une analyse par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), une technologie ultramoderne qui permet de scruter le cerveau en action, a permis de constater une modification anatomique du cerveau, ce qui explique l'amélioration de leur mémoire.
En Allemagne, d'autres recherches ont prouvé qu'un entraînement du cerveau ciblé permet de restaurer l'activité cérébrale et le fonctionnement cognitif chez des personnes ayant subi des lésions au cerveau. Une étude plus approfondie du cerveau des patients, effectuée grâce à deux puissantes techniques d'imagerie cérébrale - la tomographie par émission de positron et l'IRMf - a permis de constater qu'après un programme d'entraînement du cerveau adapté, la performance cognitive perdue s'est améliorée et les régions lésées du cerveau se sont réactivées, voire même, dans certains cas, régénérées.
En 2006, une étude américaine réalisée auprès de 2 832 personnes et publiée dans le Journal of the American Medical Association a révélé qu'un court programme d'entraînement du cerveau permettait d'accroître la performance de certaines fonctions cérébrales d'une manière telle que le cerveau était rajeuni de 10 ans, et que ces effets étaient encore évidents 5 ans après la fin de l'entraînement.
Ces technologies médicales et ces recherches sophistiquées nous ont fourni la preuve claire de la malléabilité et de la plasticité du cerveau adulte.
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L'amélioration du cerveau est possible grace à la neuroplasticité
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Le cerveau est exraordinairement malléable. Il peut - et ce à tout âge - se changer, se remodeler, et créer de nouvelles connections pour performer mieux et plus rapidement. Le cerveau peut également se régénérer, c'est-à-dire créer de nouveaux neurones ou même "reprogrammer" ses vieux neurones pour accomplir de nouvelles fonctions. Cette capacité du cerveau se nomme "neuroplasticité" ou "plasticité cérébrale". |
La neuroplasticité s'explique par des changements de la structure du cerveau. Un cerveau soumis a un programme d'activité et d'entraînement cognitif professionnel peut se modifier et s'adapter de plusieurs façons :
- le cerveau génère de nouveaux neurones;
- de nouveaux vaisseaux sanguins s'y développent, ce qui permet de mieux oxygéner et nourrir les régions qui ont accru leur performance;
- mais surtout, le cerveau fabrique une quantité remarquable de nouvelles synapses qui peuvent traiter plus d'information plus rapidement.
Les synapses sont des liens inter-neurones, de véritables voies de communication qui unissent deux ou plusieurs neurones de différentes régions du cerveau et leur permettent de communiquer ensemble rapidement et efficacement. Par l'entraînement, un seul neurone peut accroître de plusieurs centaines son nombre de synapses ce qui équivaut à transformer en autoroute à 4 voies ce qui était auparavant une ruelle à travers laquelle l'information devait circuler pour rejoindre une autre zone du cerveau. L'information circule mieux, plus vite, plus directement. La performance du cerveau s'accroît alors substantiellement.
La neuroplasticité est à l'origine de l'émergence de nouvelles technologies, maintenant disponibles au grand public grâce au programme d'entraînement cognitif NeuroActive, qui permettent d'optimiser le fonctionnement du cerveau, de le rendre meilleur, d'ajouter à notre mieux-être, et de compenser à certains déficits ou déficiences du cerveau.
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